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L'holacratie, futur de l'entreprise ?

L'holacratie, futur de l'entreprise ?

26/02/2014

Depuis 2007, une nouvelle forme d’organisation dans l’entreprise a vu le jour, et se développe de plus en plus : l’holacratie. Si certains l’ont adopté, d’autres ne connaissent encore pas ce principe de « non hiérarchie ». Explications.

L’holacratie est une nouvelle façon d’organiser les employés d’une entreprise. La hiérarchie n’existe plus, tous les employés sont au même niveau.

Un sacré pari initié par la boutique de chaussures en ligne Zappos, qui a décidé il y a quelques années de retirer les différentes strates de l’entreprise, offrant ainsi à tous les employés les mêmes responsabilités et places dans l’entreprise.

Le principe étant de passer de la pyramide hiérarchique aux cercles : des cercles de travail par thème sont créés : par exemple, le cercle de la communication, le cercle de la formation etc…

Un employé ayant évidemment la possibilité de participer à plusieurs cercles dans les grandes entreprises.
Ce concept va au-delà du management participatif, qui, en gardant les postes managériaux, permet de faire participer les employés aux décisions de l’entreprise. Dans le cas de l’holacratie, pas de manager ou de N+1.

La définition des rôles remplace l’organigramme : chacun a un ou des rôles bien précis. Il est important de bien les définir, car hiérarchie ou pas, il faut que chacun trouve sa place et sa mission au sein de l’organisation.

Les avantages de cette forme de « non-management » sont multiples : chacun exerce les missions sur lesquelles il excelle et est le propre chef de son projet, il ne doit pas se plier aux exigences d’un supérieur. La responsabilité laissée aux employés ne fait que décupler leur  motivation et leur efficacité.

De plus, l’holacratie permet d’être plus réactif face aux besoins dans l’entreprise : si un rôle devient obsolète, il est remplacé par un nouveau qui nécessite plus d’implication. Les employés gagnent donc en autonomie ainsi qu’en polyvalence.

Si l’holacratie semble sous bien des aspects être l’organisation idéale, le plus dur reste sa mise en place. En effet, le plus compliqué aujourd’hui est de changer les habitudes professionnelles : cela demande quelques mois pour parvenir à bousculer les codes pour que chacun y trouve sa place, aussi bien les employés que les managers et chefs d’entreprise…

Cette nouvelle gestion du pouvoir serait-elle le futur de l’organisation institutionnelle ?

Rien n’est encore sûr, bien qu’avec les différents concepts et innovation organisationnelles et professionnelles, on commence à se rapprocher petit à petit de l’entreprise idéale…