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ON AIME : Les pièges du bonheur au travail ou comment nous nous sabotons sans le vouloir

ON AIME : Les pièges du bonheur au travail ou comment nous nous sabotons sans le vouloir

17/12/2018

Connaissez-vous les maux professionnels du XXIème siècle ? Oui je vous parle de burn-out, de bore-out et d’autres appellations anglophone se terminant par “out”.
En clair, ces malaises professionnels impactent sur votre vie personnelle et pire encore, votre santé. La vie est trop courte pour être malheureux surtout à cause de son travail.


Cette phrase paraît claire pour un grand nombre d'entre nous et pourtant de nombreux  professionnels, qui ont eu la chance de construire une carrière de rêve, à des postes stratégiques, sont malheureux comme les pierres.

Ici, je vous partage le travail de Annie MCKEE, chercheuse à l'Université de Pennsylvanie et auteur de l’ouvrage “How to be happy at work”. Dans son livre, Annie explique les facteurs 
de ce malaise contemporain.  
Elle nous propose quelques pistes pour retrouver le bonheur et prendre du plaisir à travailler !

Selon l’association américaine de psychologie, l’état de stress permanent que vivent de nombreux professionnels, serait causé par les politiques mises en place actuellement, l’incertitude du monde dans lequel nous vivons et la rapidité des changements. 
Attention ces raisons sont à blâmer avec précaution parce que parfois nous sommes les seuls responsables de notre mauvais état. 
Oui, je suis heureuse de vous annoncer que dès qu’il s’agit du monde professionnel, nous choisissons un “état d’esprit destructif” et des méthodes de travail qui nous bloquent et nous éloigne de la réussite ! 
Il existe trois pièges dans lequels nous nous retrouvons et qui nous éloignent radicalement du bonheur.

Premier piège : l’ambition
Attention, il n’y a rien de fondamentalement mauvais à être ambitieux, bien au contraire.
Certaines dérives de ce trait de caractères nous poussent à être le pire de nous-même et nous éloignent facilement des autres. Avoir les dents qui rayent le parquet n’a jamais fait bon ménage avec la “radio moquette” de l’entreprise. 
Etre ambitieux ça veut dire quoi concrètement ?
Se repousser dans ses retranchements, atteindre ses objectifs, faire avancer la machine et toujours faire mieux. 
La limite de l’ambition provoque une perte de sens. Le fait de ne plus savoir pourquoi nous devons toujours aller le plus loin possible. Au risque de planter un super projet ou de perdre un gros client et de devenir individualiste. 
En plus, l’esprit d’équipe et le collectif sont également impactés. 
Ces limites, dans l’excès, représentent un risque plutôt qu’un atout.

Deuxième piège : les us et coutumes du monde pro
Les fameuses normes de l’entreprise. Faire ce qu’il est bon de faire pour se faire bien voir plutôt que de faire ce qui le plus naturel chez nous. 
Devenir acteur de théâtre et être en représentation permanente, tous les jours, au boulot !
Tout ça parce que nous ne rentrons pas dans les cases et des codes usuels.
Dans le classement Fortune 500, seulement 4% de femmes et moins de 1% des personnes de couleurs sont hauts dirigeants. 
De nombreux hommes hauts dirigeants ne racontent pas les détails de leur vie personnelle parce qu’ils n’osent pas dire qu’ils retrouvent un époux en rentrant chez eux. 
Ces habitudes tacites sont entrées dans nos moeurs alors qu’elles sont infondées et sont sources d’un manque de confiance, de mauvais choix de carrière par peur de totalement se dévoiler. Ce qui nous amène directement à notre troisième piège.

Troisième piège : le surmenage 
Parce que nous avons choisi un job qui colle bien à ce que l’on attend de nous plutôt qu’un job qui nous correspond.
Parce que nous pensons au boulot dès notre réveil et jusqu’à notre coucher. 
Parce que nous portons littéralement notre travail dans notre poche. 
Parce qu’il est bien vu de faire de présentéisme en entreprise. 
Parce que, même malade nous allons travailler par peur d’être mis au placard. 

Le fait d’être surmené plaît dans certaine entreprise parce que l’ennui fait peur. Et bien nous avons oublié que s’ennuyer un peu nous permet de travailler notre créativité ! Parce qu'être surmené en permanence justement nous crée du stress et joue sur notre mémoire et sur notre concentration ! Au risque de faire des erreurs. Des erreurs qui s’accumulent.
 
Ce risque aussi c’est d’y mêler sa vie de famille. Parce que passer autant de temps à travailler, c’est un temps que nous ne passons pas à prendre soin de nous et de notre entourage, à faire du sport, à bien manger, à bien dormir, à se ressourcer … Bref un temps pour soi. Et tout le monde en a besoin, c’est physiologique. 
Besoin de manger, dormir, se reposer, se divertir - Simple. Basique.

Parce qu’il n’est jamais trop tard, parce que l'espoir existe même après tout ce que je viens de raconter. Voici les solutions pour s’en sortir !

S’évader pour prendre le chemin du bonheur !
Parce que pendant plus de 2000 ans, le travail était synonyme de corvée Mais ça c'était avant. Aujourd’hui, délivrons-nous des carcans d’autrefois et acceptons le fait que le travail puisse être perçu comme une source d'épanouissement pour chacun d’entre nous ! 
Au-delà des compétences techniques, nous travaillons l’une de nos intelligences au quotidien à travers la relation à l’autre : notre intelligence émotionnelle.
L’intelligence émotionnelle, c’est quoi ? 
C’est la capacité à comprendre et vivre à travers ses émotions, de les utiliser comme un atout et de composer avec celles des autres pour mieux communiquer.

Dans notre société, elles prennent de plus en plus de place à travers la notion de savoir être. Avoir le comportement naturel et adapté à la situation en entreprise est un atout dans la relation à l’autre. S’accepter tel que nous sommes et travailler en entreprise dans ce sens c’est prendre le chemin du bonheur ! L’intelligence émotionnelle nous permet de nous ouvrir aux autres, de tisser des liens forts et de s’entourer des bonnes personnes. 

S’entourer des bonnes personnes dans le monde professionnel nous rassure, nous rend plus fort et nous permet de prendre les bonnes décisions. C’est un cercle vertueux. 
Vous ne trouverez pas la recette du bonheur dans l’atteinte d’un objectif de CA, dans un diplôme d’une grande école ou dans un poste de comité de direction. Elle est déjà présente en chacun de nous d’une certaine façon via notre intelligence émotionnelle.
C’est à chacun de la développer !

See you

Source : Harvard Business Review édition novembre - décembre 2018