ON AIME : MANAGER COMME ZIDANE

On va gagner. La France va gagner la coupe de monde de football 2018. Puisqu’on vous le dit ! Pourquoi ? Parce que 2018, c’est le 20e anniversaire de la précédente victoire de la France. Parce que parmi les vainqueurs de 1998, plusieurs sont devenus entraineurs, parmi lesquels Laurent Blanc, Thierry Henry, mais surtout Didier Deschamps : et son 2e trophée mondial, il le veut.

ON AIME : MANAGER COMME ZIDANE

N’empêche que l’ancien n°7 Didier Deschamps s’est un peu fait voler la vedette, ces dernières semaines, par l’ancien n°10 – à savoir Zinedine Zidane. National, notre Zizou, mais très espagnol quand même, puisqu’il était aux côtés du Real de Madrid depuis 2013. Et voilà-t-y pas qu’après avoir fait gagner au Real 9 titres en moins de 3 ans, auquel s’ajoute pour lui celui d’entraîneur de l’année 2017, et 5 jours seulement après avoir fait remporter à son équipe sa 3e Ligue des Champions consécutive – eh bien il fait quoi ? Il s’en va…

Pourquoi ? Parce que Zidane a parmi ses amis quelques grands chefs d’entreprise, dont Franck Riboud, anciennement PDG de Danone, et qu’il a tout compris. Et si le football sait s’inspirer de l’entreprise, l’entreprise peut aussi s’inspirer du football. Voici donc les quatre préceptes d’un management à la Zidane…

Au bon moment la bonne décision tu prendras

Le bon moment pour changer, pour donner à une carrière ou à une équipe comme à une entreprise une nouvelle impulsion, pour lancer une nouvelle offre ou annoncer une fusion, c’est d’abord le moment de gloire : à ce moment-là, rien ne saurait vous résister, alors, vite, très vite, il faut en profiter.

Et même sans Ligue des Champions, il ne faut jamais s’appesantir : comme Zidane, rester lucide, et quand on s’aperçoit qu’on a fait le tour d’une activité, et même qu’on commence à tourner en rond, vite, savoir faire autre chose.

Enfin, prendre la bonne décision au bon moment, c’est aussi et surtout savoir choisir son équipe, en fonction d’un objectif bien défini (pour ça, on peut vous aider).

La motivation de chacun tu entretiendras

Une bonne équipe, c’est d’abord des individus, tous différents. A chacun ses leviers de motivation : diversité des tâches pour l’un, spécialisation pour l’autre ; encadrement très serré, ou autonomie ; responsabilités, ou liberté ; goût du challenge, ou du travail bien fait. Pour motiver ses troupes, un bon manager se doit de connaître chacun, et d’actionner les bons leviers.

Mais une bonne équipe, c’est aussi un collectif soudé. Le manager idéal doit donc savoir à la fois valoriser les talents personnels, et les mettre au service de la réussite de l’équipe – « un pour tous, et tous pour un ».

Last but not least, la motivation de ses troupes, c’est en étant exemplaire que le manager l’obtiendra de la façon la plus durable : le degré de confiance, de solidarité et d’engagement de son équipe sera à la hauteur de celui dont il fera lui-même preuve.

La grosse tête jamais tu ne prendras

En 2006, alors qu’il est encore une fois élu joueur de l’année (malgré un fâcheux coup de boule, c’est dire s’il était doué), Zizou prend sa retraite de joueur (le bon moment, encore), et… il retourne sur les bancs de l’école, apprendre son métier d’entraîneur.

Morale de l’histoire : un bon manager est toujours prêt à se remettre en question, à apprendre et réapprendre – parce qu’il sait que réussir, c’est être en mouvement : qui n’avance pas régresse.

Mais l’humilité, ce n’est pas un vain mot dont on se gargarise : des actes, s’il vous plaît ! Le manager doit prouver à ses équipes qu’il en est capable, s’effacer derrière leurs succès, être à l’écoute des besoins et de attentes de chacun, développer la bienveillance : il en retirera gratitude, loyauté, et une infaillible volonté de bien faire.

Une vision tu auras et à tous transmettras

Objectif : Coupe du monde ! Voilà qui est clair. Entreprendre, c’est avoir une vision à la fois claire et réaliste, stratégique et opérationnelle ; et si possible enthousiasmante…

Eh oui, avoir une vision, c’est bien ; la transmettre, c’est mieux. Pour être convaincant, il faut d’abord être convaincu soi-même, mais cela ne suffit pas : il faut emporter l’adhésion de tous, déployer une force d’entrainement à la hauteur des ambitions affichées. Et parfois ce n’est pas si facile…

Qu’il s’agisse de faire adopter un nouvel outil, une nouvelle organisation du travail, une fusion ou un changement d’orientation stratégique, il faut mouiller le maillot, argumenter, convaincre que l’évolution est un défi que chacun sera au bout du compte fier d’avoir relevé. Un collaborateur séduit par un projet est son meilleur ambassadeur ; toute une équipe séduite, et la réussite est en vue.

Et si de tous exigence tu parviens à obtenir

Et qu’à chacun plaisir tu sais accorder

Alors ton équipe à la victoire tu mèneras !