C-Level : un rôle plus que stratégique en entreprise

Ils sont peu nombreux, mais leur impact est colossal. Les profils C-level, ces cadres dirigeants qui tiennent les rênes stratégiques de l’entreprise, incarnent une vision, prennent des décisions qui engagent l’avenir et embarquent des équipes entières dans leur sillage.

Dans un contexte où la transformation s’accélère bien recruter ses C-levels n’est plus une option, c’est une question de survie pour l’entreprise. Alors, qui sont vraiment ces leaders ? Quels sont leurs rôles ? Et surtout, comment les recruter sans se planter ? On vous dit tout.

C-Level : un rôle plus que stratégique en entreprise

Qu’est-ce qu’un C-Level ?

Le terme C-level (ou C-suite) désigne les cadres occupant les postes de direction les plus élevés d’une entreprise. 

La lettre « C » est l’abréviation de « Chief » en anglais, autrement dit « directeur » ou « chef » en français. 

CEO, CFO, CMO, CTO, COO… ces acronymes désignent les femmes et les hommes qui définissent la stratégie de l’entreprise, allouent les ressources, arbitrent les grands choix et incarnent la culture de l’entreprise auprès des équipes, des clients et des investisseurs.

Ces dirigeants se distinguent des autres cadres par leur niveau de responsabilité : ils ne gèrent pas uniquement un périmètre fonctionnel, ils pilotent l’ensemble d’une direction avec une vision transversale. Leur champ d’action dépasse les opérations quotidiennes : ils agissent sur le long-termes, anticipent les mutations du marché et prennent des décisions structurantes.

Dans un monde qui change très vite, les entreprises n’ont jamais eu autant besoin de dirigeants solides, clairs dans leur vision et capables de piloter la transformation. Le leadership C-level est aujourd’hui un facteur différenciant direct pour la performance et la croissance d’une entreprise.

Quelques statistiques pour illustrer la puissance des profils C-Level :

  • Un leadership C-level solide peut devenir un accélérateur d’engagement, Gallup estime que les managers pèsent jusqu’à 70% de la variance de l’engagement des équipes.
  • Quand l’équipe dirigeante est engagée, l’engagement se diffuse plus facilement dans l’entreprise. Selon Gallup, les managers sont 39% plus susceptibles d’être engagés et les collaborateurs 59% plus susceptibles de l’être.
  • Selon Collock, mauvais recrutement de dirigeant peut coûter jusqu’à 150% du salaire annuel, selon le niveau du poste et la taille de l’entreprise.

Ce que ces chiffres confirment, c’est que le recrutement d’un C-level est l’une des décisions les plus structurantes qu’une entreprise puisse prendre. Une erreur de casting à ce niveau peut freiner une croissance, démotiver des équipes entières ou fragiliser la confiance des investisseurs. 

À l’inverse, le bon profil au bon moment peut véritablement changer le destin d’une entreprise.

 

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Qui sont les C-levels indispensables à une entreprise ?

Si la liste des postes C-level peut être longue selon la taille et le secteur d’activité, cinq profils constituent le socle stratégique de la majorité des entreprises. Chacun apporte une expertise spécifique, mais tous partagent une même exigence : penser en termes d’impact global.

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Le CEO : Chief Executive Officer

Le CEO est le capitaine du navire. 

Il est responsable de l’ensemble de l’entreprise : de la vision stratégique à sa mise en œuvre opérationnelle, en passant par la gestion des relations avec les investisseurs, les partenaires et les clients clés. 

C’est lui qui donne le cap, arbitre les grandes décisions et incarne la culture de l’entreprise à l’extérieur comme en interne.

Dans une PME ou une ETI, le CEO est souvent fondateur ou co-fondateur : il porte l’ADN de la structure. 

Dans une entreprise plus mature, c’est un leader expérimenté, recruté pour faire franchir un cap : une levée de fonds, une transformation digitale, une expansion internationale… Son recrutement est toujours un moment charnière.

Le CFO : Chief Financial Officer

Le CFO pilote la direction financière de l’entreprise. 

Il est le garant de la santé économique de l’entreprise : budgets, reporting, gestion des risques, optimisation de la trésorerie, relations avec les investisseurs et les banques. Dans les périodes de croissance ou de levée de fonds, le CFO devient le bras droit indispensable du CEO.

Sa gestion est à la fois technique et stratégique : il traduit les ambitions de l’entreprise en trajectoire financière réaliste et sait dire non quand les équilibres sont fragilisés. 

Un bon CFO, c’est celui qui permet à l’entreprise de grandir sans se brûler les ailes.

Le COO : Chief Operating Officer

Le COO est le garant de l’excellence opérationnelle

Là où le CEO pense à 5 ans, le COO s’assure que la machine tourne bien aujourd’hui. Il supervise les opérations au quotidien, coordonne les différentes directions et s’assure que la stratégie définie en CODIR se traduit concrètement sur le terrain.

Dans les entreprises en forte croissance, le COO est un profil particulièrement recherché : c’est lui qui permet de passer à l’échelle sans perdre en qualité ni en cohérence. S

a capacité à structurer, à prioriser et à embarquer les équipes dans l’exécution est précieuse.

Le CMO : Chief Marketing Officer

Le CMO dirige la stratégie marketing dans sa globalité : positionnement, acquisition, notoriété, expérience client, communication. 

Il est le garant de la marque et de son attractivité sur le marché. Dans un environnement où la concurrence est forte et les attentes des clients évoluent vite, le CMO joue un rôle déterminant dans la croissance commerciale de l’entreprise.

Aujourd’hui, le périmètre du CMO s’est considérablement élargi : données, marketing digital, stratégie de contenu, expérience client omnicanale… 

Les compétences attendues de ces profils évoluent rapidement, ce qui rend leur recrutement particulièrement exigeant.

Le CTO : Chief Technology Officer

Le CTO est responsable de la stratégie technologique de l’entreprise. 

Il supervise le développement des systèmes d’information, anticipe les évolutions technologiques et s’assure que les outils et infrastructures techniques servent la vision business de l’entreprise. Dans les entreprises tech ou en forte transformation digitale, le CTO est souvent un profil clé dès les premières heures.

Sa double compétence (technique ET managériale) en fait l’un des profils les plus rares et les plus recherchés. Recruter un bon CTO, c’est s’assurer que l’innovation ne reste pas une belle promesse mais devient un avantage compétitif réel.

 

Découvrez les podcasts de “L’Interview Première Fois” et les parcours de ces C-Levels inspirants !

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Comment recruter un C-level ? Les conseils de notre cabinet

Recruter un dirigeant, ça ne s’improvise pas. Et pourtant, c’est souvent dans l’urgence, sous pression, que les entreprises lancent ce type de processus. 

Résultat : des erreurs de casting coûteuses, en temps, en argent et en énergie humaine. 

Chez RH Performances, on accompagne les entreprises dans ces moments critiques avec une approche structurée, humaine et exigeante. Découvrez pourquoi faire appel à un cabinet d’executive search !

Voici les étapes clés d’un recrutement C-level réussi.

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1. Le cadrage : la fondation de tout

Avant de chercher le moindre candidat, la question fondamentale n’est pas « qui ? » mais « pourquoi ? ». Pourquoi ce poste, pourquoi maintenant, et surtout : quel futur veut-on construire avec ce dirigeant ?

Un cadrage réussi implique de rencontrer les parties prenantes clés (le CEO, les membres du CODIR, parfois le Board) pour comprendre les enjeux réels du poste, les attentes culturelles, les dynamiques relationnelles en place et les défis auxquels le futur C-level devra faire face. 

Ce travail en amont est non négociable. Il conditionne tout ce qui suit.

L’erreur à éviter : vouloir « remplacer » quelqu’un à l’identique. 

Les meilleurs recrutements C-level ne cherchent pas un clone du prédécesseur : ils cherchent le profil dont l’entreprise a besoin pour écrire le prochain chapitre.

2. L’approche directe : n’attendez que les talents viennent à vous

Les meilleurs profils C-level ne sont pas toujours sur les jobboards. Ils n’ont pas forcément mis leur CV à jour sur LinkedIn. Ils sont parfois en poste, performants et n’ont pas forcément envie de bouger… jusqu’à ce qu’on leur présente une opportunité qui leur parle vraiment.

C’est là qu’intervient l’approche directe ou executive search

Elle consiste à identifier activement les candidats qui correspondent au profil recherché, à les approcher de manière personnalisée et confidentielle et à créer les conditions d’un dialogue de qualité. 

C’est un travail de réseau, de veille sectorielle et de conviction. 

C’est aussi une question de posture : on ne « vend » pas un poste à un C-level, on l’invite à explorer une opportunité.

Pour en savoir plus, découvrez notre approche du recrutement de cadres dirigeants

3. L’évaluation des compétences : croiser les regards

Pour des postes à aussi forts enjeux, un assessment approfondi est indispensable. Et une seule paire d’yeux ne suffit jamais…

Chez RH Performances, nous mobilisons plusieurs outils complémentaires pour évaluer les candidats C-level :

  • Des outils psychométriques comme le MBTI ou d’autres instruments d’évaluation de la personnalité et du comportement, pour mieux comprendre le style de leadership, le mode de décision, la gestion du stress et les ressorts de motivation du candidat.
  • Des mises en situation (assessment) : études de cas, simulations de comité de direction, exercices stratégiques… Ces formats permettent d’observer le candidat en action et d’évaluer sa capacité à penser vite, à trancher et à embarquer.
  • Des entretiens structurés et multiples, impliquant plusieurs membres de l’équipe dirigeante. Le futur C-level va travailler au quotidien avec le CEO, le CODIR, parfois le Board… Autant les impliquer dès la phase de sélection pour croiser les regards et valider l’alchimie relationnelle.

Le fit avec la culture d’entreprise n’est pas négociable. Un candidat brillant mais incompatible avec vos valeurs sera une source de friction, voire de fracture.

4. Prendre son temps… mais sans traîner

Le recrutement d’un dirigeant prend du temps. Compter entre 3 et 6 mois pour un processus sérieux. Ce n’est pas de la lenteur, c’est de la rigueur.

Mais attention : prendre son temps ne veut pas dire se perdre dans des allers-retours interminables. Les bons candidats C-level n’attendent pas. 

Quand vous avez un coup de cœur, exprimez-le rapidement et faites une offre dans les 24 à 48 heures suivant le dernier entretien. Cette réactivité est perçue comme un signe de sérieux et d’engagement.

5. Le package et l’onboarding : ne pas négliger l’après

Un recrutement C-level ne s’arrête pas à la signature du contrat. 

Le package doit être pensé globalement (rémunération fixe, variable, avantages, participation, intéressement…) mais l’onboarding est tout aussi stratégique. Un dirigeant mal accompagné dans ses 100 premiers jours peut rapidement se retrouver en difficulté, même s’il est excellent.

Prévoir un dispositif d’intégration solide (rencontres structurées avec les équipes, accès rapide à l’information stratégique, coaching de dirigeant si nécessaire…) c’est se donner toutes les chances de réussir.

 

RECRUTEMENT DE C-LEVEL
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Quels sont les soft skills incontournables d’un C-level ?

Les compétences techniques d’un C-level sont importantes, bien sûr. Mais ce qui fait vraiment la différence à ce niveau, ce sont les soft skills : ces aptitudes humaines et comportementales qui permettent de porter une organisation dans la durée.

Leadership : la capacité à embarquer

Un C-level doit être un leader. Pas au sens autoritaire du terme : ce modèle est révolu. 

Le vrai leadership aujourd’hui, c’est la capacité à donner une direction claire, à inspirer confiance, à créer les conditions dans lesquelles les équipes peuvent donner le meilleur d’elles-mêmes

Le leadership se vit au quotidien. Découvrez quel est votre style de leadership et comment l’adapter selon les contextes.

Vision stratégique : penser à 3 ou 5 ans

Un dirigeant qui ne voit que les 3 prochains mois n’est pas un C-level, c’est un gestionnaire. 

La vision stratégique, c’est la capacité à lire les signaux faibles du marché, à anticiper les mutations, à définir une trajectoire claire pour l’organisation et à y rester fidèle malgré les turbulences. C’est ce qui permet aux entreprises de ne pas juste survivre, mais de prospérer.

Gestion du changement : tenir le cap dans la tempête

La transformation est permanente : digitalisation, changements réglementaires, mutations sociétales, nouvelles attentes des collaborateurs… 

Les C-levels d’aujourd’hui doivent être à l’aise avec l’incertitude et capables de piloter le changement sans perdre les équipes en route. La gestion du changement est une compétence rare et souvent celle qui distingue les bons dirigeants des grands.

Constitution d’équipes : s’entourer des meilleurs

Un C-level seul ne fait rien. Sa puissance se mesure à la qualité des équipes qu’il constitue et fait grandir. 

Savoir recruter des talents qui le complètent, déléguer avec confiance, donner de l’autonomie tout en maintenant l’alignement stratégique : c’est l’une des compétences les plus décisives à ce niveau.

Pensée critique : questionner avant de décider

Les dirigeants sont constamment sollicités pour trancher. 

La pensée critique leur permet de ne pas décider dans l’urgence ou dans la réaction, mais de prendre du recul, de croiser les informations, d’identifier les biais et de poser les bonnes questions avant d’agir. C’est ce qui évite les décisions précipitées aux conséquences lourdes.

Prise de décision : assumer l’incertitude

Au niveau C-level, les décisions sont rarement confortables. 

Elles engagent l’avenir de l’entreprise, des équipes, parfois des investisseurs. La capacité à décider avec des informations incomplètes, à assumer ses choix et à les expliquer clairement est une preuve de maturité essentielle.

Gestion des conflits : l’art de la diplomatie

Des tensions existent dans toutes les entreprises. Entre actionnaires et dirigeants, entre membres de la direction, entre collaborateurs et managers… 

Un C-level doit savoir gérer ces conflits avec intelligence : ni dans la fuite, ni dans la confrontation stérile. Écouter, reformuler, arbitrer avec équité, créer du consensus quand c’est possible et trancher quand ça ne l’est pas : c’est l’art de la diplomatie.

Identifier ces soft skills chez un candidat, ça ne s’improvise pas. Nos outils d’assessment et l’expertise de nos consultants sont là pour ça.

 

Conclusion : le C-level, un investissement humain et stratégique

Recruter un C-level, c’est choisir quelqu’un qui va incarner vos valeurs, porter votre vision, transformer votre entreprise de l’intérieur. 

Les entreprises qui réussissent leurs recrutements de dirigeants sont celles qui prennent le temps de bien cadrer le besoin, qui cherchent au-delà des candidats évidents, qui évaluent avec des outils fiables et qui ont une vision long-terme. 

Chez RH Performances, cabinet d’executive search, on accompagne les entreprises dans ces moments charnières avec une approche humaine, rigoureuse et engagée. 

Parce que les meilleurs C-levels ne tombent pas du ciel : ils se trouvent, ils se convainquent et ils se fidélisent.

 

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C-Level : vos questions, nos réponses

Quel est le salaire moyen d'un C-level en France ?

 

Le salaire d’un C-level en France varie fortement selon le poste et l’entreprise, mais il est souvent estimé autour de 90 000 € brut par an, avec une fourchette courante de 60 000 € à 120 000 €. À titre indicatif, un package C-level intègre généralement un fixe, un variable sur objectifs et souvent des éléments différés (stock-options, BSPCE, intéressement…) notamment dans les startups et ETI en croissance.

À quel moment une entreprise doit-elle recruter son premier C-level ?

 

Il n’y a pas de règle universelle, mais quelques signaux ne trompent pas : la croissance dépasse la capacité de pilotage du dirigeant fondateur, des fonctions stratégiques manquent de leadership clair ou l’entreprise prépare une levée de fonds ou une expansion. Mieux vaut anticiper ce recrutement de 6 à 12 mois avant d’en ressentir l’urgence : recruter dans la pression, c’est prendre le risque de se tromper.

Faut-il privilégier un recrutement interne ou externe pour un poste C-level ?

 

Les deux ont leurs mérites. Un profil interne connaît la culture, les équipes et les enjeux : son intégration est plus rapide. Un profil externe apporte un regard neuf, de nouvelles pratiques et parfois un réseau précieux. Le bon choix dépend du contexte : transformation profonde ? L’externe est souvent plus adapté. Consolidation et continuité ? L’interne peut être la meilleure carte à jouer. Dans tous les cas, l’évaluation des compétences doit être aussi rigoureuse dans un cas que dans l’autre.

Quelle est la durée du processus de recrutement pour un C-level ?

 

Comptez entre 3 et 6 mois pour un recrutement C-level mené sérieusement : cadrage, identification des candidats, approche directe, évaluations, entretiens croisés, négociation, préavis… Vouloir aller plus vite, c’est souvent rogner sur les étapes qui comptent le plus. Un cabinet d’executive search permet de structurer et d’accélérer ce processus sans sacrifier la qualité.

À propos de l'auteur·rice

Clémentine Crokaert

Clémentine Crokaert

Chargée de Communication

Clémentine Crokaert est chargée de communication chez RH Performances où elle décrypte les enjeux RH actuels à travers des contenus experts et accessibles.


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